Samsung fait le grand écart : du Galaxy S25 à prix cassé à l’insaisissable TriFold

Samsung fait le grand écart : du Galaxy S25 à prix cassé à l’insaisissable TriFold

L’actualité autour du géant coréen est marquée par un contraste saisissant en ce début d’année. D’un côté, le constructeur voit son modèle phare de l’année dernière devenir ultra-accessible grâce à une combinaison d’offres agressives ; de l’autre, il lance un produit expérimental à plus de 3 000 dollars qui s’arrache malgré une disponibilité quasi inexistante. Entre bonnes affaires pour le grand public et course à l’innovation pour les passionnés, Samsung occupe tous les terrains.

Une dégringolade tarifaire inédite pour le Galaxy S25

Il est rare de voir un smartphone « haut de gamme » perdre près de la moitié de sa valeur un an après sa sortie, mais c’est pourtant le scénario qui se dessine pour le Galaxy S25. Toujours affiché à plus de 900 euros sur la boutique officielle, l’appareil bénéficie d’un alignement de planètes assez exceptionnel chez la grande distribution, et plus particulièrement chez Carrefour.

L’enseigne a d’abord réduit le prix facial du téléphone à 749 euros. C’est déjà une remise substantielle, mais le véritable intérêt réside dans le cumul des avantages. Pour les détenteurs de la carte de fidélité — une formalité administrative gratuite et réalisable en ligne — l’enseigne crédite 20 % du montant sur la cagnotte client, soit environ 149,80 euros. Le coût de revient virtuel chute alors sous la barre des 600 euros.

Pour enfoncer le clou, Samsung opère une offre de remboursement (ODR) différé de 100 euros, valable pour tout achat effectué entre le 4 février et le 10 mars. En bout de course, le terminal revient à 499,20 euros. À ce tarif, le rapport qualité-prix devient difficilement attaquable, surtout au regard de la fiche technique qui n’a pas pris une ride.

Un monstre de puissance toujours dans la course

Si le prix s’effondre, les prestations restent celles d’un flagship. Le Galaxy S25 embarque le Snapdragon 8 Elite de Qualcomm, une puce gravée en 3 nm et cadencée à 4,47 GHz, épaulée par 12 Go de RAM. C’est une configuration qui encaisse sans broncher les tâches lourdes et les fonctionnalités d’intelligence artificielle les plus récentes.

Côté affichage et autonomie, la dalle AMOLED de 6,2 pouces (Full HD+ avec rafraîchissement adaptatif 120 Hz) assure une fluidité parfaite pour le gaming ou la consommation de vidéo, soutenue par une batterie de 4 000 mAh capable de tenir deux jours en usage normal. Le volet photo n’est pas en reste avec un trio polyvalent : un module principal de 50 Mpx stabilisé, un ultra grand-angle et un téléobjectif avec zoom optique x3. C’est le choix de la raison pour quiconque cherche du premium sans se ruiner.

L’Odyssée du Galaxy Z TriFold : l’autre extrême

Si le S25 est facile à trouver, c’est une tout autre histoire pour le dernier né des laboratoires Samsung : le Galaxy Z TriFold. Ce smartphone à double pliure, véritable chimère technologique, suscite un engouement qui dépasse la raison.

Disponible depuis peu sur le marché américain après une rupture de stock mondiale quasi instantanée le mois dernier, l’appareil est devenu l’objet de toutes les convoitises. La pénurie est telle que Samsung a dérogé à ses habitudes en ne fournissant aucune unité de test à la presse spécialisée. Même les journalistes tech les plus influents ont dû, comme le commun des mortels, se lever aux aurores un 30 janvier pour tenter leur chance lors de la mise en vente en ligne.

L’expérience d’achat s’apparente à une loterie : à 7 heures du matin, heure du Pacifique, les stocks se sont volatilisés en quelques secondes. Réussir à valider un panier pour ce bijou technologique relève du miracle. La facture, elle, est salée : avec les taxes, l’appareil dépasse les 3 160 dollars (environ 2 900 euros hors taxes). C’est le prix à payer pour posséder une technologie que l’on ne croise pas encore à tous les coins de rue.

Au-delà de la « hype » : l’usage au quotidien

Une fois l’excitation de l’achat passée, la question de l’utilité réelle de ce format hybride se pose. Le TriFold propose un écran externe de 6,5 pouces et se déploie pour offrir une surface interne massive de 10 pouces. Contrairement au Z Fold 7, plus fin et doté d’un écran interne de 8 pouces, le TriFold se fait sentir dans la poche. L’épaisseur des trois dalles superposées le rend dense, un facteur à ne pas négliger pour un appareil mobile.

Néanmoins, pour certains profils, cet embonpoint est justifié. Les professionnels en déplacement y voient un mini-ordinateur portable, capable d’un multitâche réel que les smartphones classiques peinent à offrir. Les cinéphiles profitent d’une immersion inédite sur un appareil de poche. C’est là que réside la promesse des pliables : un appareil sans compromis sur la photo ou la batterie, qui change de forme selon le besoin.

Pour l’utilisateur lambda, dont l’usage se limite aux réseaux sociaux et aux messageries, l’intérêt est plus discutable et ne justifie probablement pas un investissement de 3 000 dollars. Mais le TriFold n’est pas un produit de masse ; c’est une vitrine, une preuve de concept commercialisée qui coexiste désormais avec des valeurs sûres comme le S25 bradé, illustrant la capacité de Samsung à servir deux mondes diamétralement opposés.