Le grand retour d’Apple : l’iPhone 11 Pro à l’épreuve du quotidien et son compagnon inattendu

Le grand retour d’Apple : l’iPhone 11 Pro à l’épreuve du quotidien et son compagnon inattendu

Le marché du smartphone ultra-premium est devenu un terrain d’affrontement impitoyable où la moindre erreur se paie cash. Après une année 2018 en demi-teinte, marquée par des ventes en baisse et une concurrence chinoise de plus en plus agressive, la firme de Cupertino était attendue au tournant. Avec l’iPhone 11 Pro, Apple déploie l’artillerie lourde pour justifier un positionnement tarifaire toujours aussi élitiste, débutant à 1159 euros. Nous avons délaissé notre smartphone Android habituel pour vivre plusieurs jours avec ce nouveau fleuron, le temps de vérifier si le géant américain a véritablement retrouvé sa superbe ou s’il se repose sur ses lauriers.

Une tarification qui ne connaît pas la crise

Disons-le d’emblée, l’iPhone 11 Pro exige un investissement conséquent. Disponible depuis quelques mois, le ticket d’entrée est fixé à 1159 euros pour une capacité de stockage de 64 Go, un volume qui frôle l’indécence pour un appareil estampillé « Pro » en 2019. Pour ceux qui ont besoin de plus d’espace, l’addition grimpe rapidement à 1329 euros pour 256 Go et atteint des sommets avec la version 512 Go. Si l’on lorgne du côté du modèle Max, les prix s’envolent jusqu’à 1659 euros. Certes, Apple propose des offres de reprise pour adoucir la facture, mais face à des rivaux comme Huawei ou Samsung qui brillent sur le segment haut de gamme, et OnePlus qui s’impose comme une alternative crédible, la Pomme doit offrir une expérience irréprochable pour convaincre.

Un design clivant mais une dalle d’exception

Sur le plan esthétique, les choix d’Apple continuent de diviser. De face, l’appareil souffre d’un certain immobilisme : impossible de distinguer ce nouveau modèle de ses prédécesseurs, les XS et X. L’encoche abritant Face ID est toujours là, immuable. C’est au dos que la rupture est la plus flagrante, et pas forcément pour le meilleur. Le logo a été recentré pour laisser place à une large protubérance carrée accueillant le triple module photo. Ce design, qui a suscité nombre de moqueries comparant le téléphone à une plaque de cuisson ou un handspinner, manque de finesse. En revanche, une fois l’écran allumé, la magie opère. La dalle OLED Super Retina XDR est tout simplement magnifique, offrant une justesse colorimétrique et une luminosité qui font oublier les bordures un peu épaisses.

Performance et autonomie : la réconciliation

Si le design laisse perplexe, les entrailles de la bête mettent tout le monde d’accord. La nouvelle puce A13 Bionic écrase la concurrence et assure une fluidité exemplaire, que ce soit dans la navigation ou les jeux gourmands. Mais le véritable tour de force réside ailleurs : l’autonomie. Longtemps talon d’Achille des iPhone, l’endurance fait ici un bond spectaculaire. Le téléphone encaisse une journée intensive sans sourciller, une prouesse rendue possible par une meilleure optimisation et une batterie plus conséquente. Côté photographie, Apple rattrape enfin son retard sur le Pixel de Google et le P30 Pro de Huawei. Le triple capteur offre une polyvalence bienvenue, et la qualité vidéo reste, sans conteste, la référence du marché.

L’intelligence artificielle s’invite sur le bureau

Au-delà du smartphone lui-même, l’écosystème autour de l’iPhone continue de s’étoffer avec des concepts surprenants repérés lors du CES, comme le DeskMate de Loona. Cet accessoire illustre parfaitement comment le matériel Apple peut servir de cerveau à des périphériques tiers. Il ne s’agit pas d’un simple hub de chargement – bien qu’il propose trois ports USB-C, un USB-A et une zone MagSafe – mais d’un dispositif transformant l’iPhone en un assistant robotisé doté d’IA. L’idée est ingénieuse : plutôt que d’intégrer ses propres processeurs et caméras, le DeskMate exploite la puissance de l’iPhone 11 Pro connecté. Une fois le téléphone fixé, le support s’anime, pivote et s’incline pour suivre l’utilisateur du regard avec des yeux expressifs rappelant les animations Pixar. C’est une extension ludique mais pratique pour la gestion des réunions ou l’intégration Slack, prouvant que même posé sur un bureau pour recharger, ce concentré de technologie à plus de 1000 euros peut encore se rendre utile.